Communautés nouvelles
 Le cardinal de Bernis (1715-1794). Un médiateur européen
 Le monastère royal de Brou, mausolée funéraire de Philibert de Savoie et de Marguerite d’Autriche
 Miracle, nature raison : l’écriture du surnaturel au XVIIe siècle
 AF-FRANCHIR (Arts-Frontières / Franchir)
 Michelet hors frontières
 Image et droit
 Voyageuses britanniques à Lyon au XVIIIe siècle
 Histoire et historiographie de l’Italie XIIe-XIXe siècle
 Atlas culturel des villes italiennes
 Orateurs européens à l’âge de l’humanisme : une autre histoire de la communication
 Le problème de la réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs
 Exploration des émotions musicales induites par l’écoute d’œuvres contemporaines
 Plateforme GENESIS

 

 

 

 

 

 

Communautés nouvelles

Pilotage :  assuré conjointement par M. Tarpin (CRHIPA, UGA) et M.-Cl. Ferriès (CRHIPA UGA et EFR en 2015-2016).

Le programme Communautés Nouvelles est issu d’une part des conclusions d’un workshop ESF, tenu à Nimègue fin 2010, et consacré à la révision des paradigmes de la colonisation romaine, d’autre part du besoin qui s’est fait ressentir au sein de l’UGA d’une collaboration plus étroites entre les Antiquisants. L’approche large des modes de constitutions de communautés correspondait ainsi à la fois à une nécessité scientifique (obtenir une vision globale d’une problématique jusque- là traitée de manière ponctuelle) et à une volonté de collaboration, qui permettait en même temps de réunir sur une même thématique des approches institutionnelles, politiques et anthropologique, tout en dépassant le clivage classique entre histoire grecque et histoire romaine. L’intitulé du programme permet d’expliciter le fait que nous travaillons non seulement sur les processus coloniaux, finalement moins bien connus qu’on ne le croit souvent, mais aussi sur la formation de communautés identitaires au sein de la cité, comme les communautés chrétiennes, par exemple.

Les antiquisants de l’Université de Savoie ont immédiatement rejoint le programme et organisé plusieurs séminaires à Chambéry, suivis par une partie de ceux de l’Université de Franche Comté, qui ont inscrit dans ce programme certaines des rencontres de leur laboratoire.Nous avons constitué un lien entre le programme Communautés Nouvelles et les programmes d’histoire ancienne de l’Université de Lyon. Le programme est d’ailleurs en relation continue avec le programme Italia Antica, piloté par M. Aberson (Lausanne). Des enseignants et doctorants des universités de Genève et Lausanne ont participé systématiquement à nos séminaires internationaux, séminaires ouverts vers nos collègues néerlandais (Nimègue, Leiden, Rome), qui avaient organisé le workshop ESF et ainsi que vers l’Italie.

Le programme a connu une douzaine de rencontres depuis 2012, essentiellement à Grenoble, mais aussi à Chambéry.

Trois thèses ont été inscrites au CRHIPA, dans la thématique du programme, dont deux font l’objet de contrats. Serena Mola (contrat UPMF, 2013), sous la direction de M. Tarpin, en cotutelle avec Turin, travaille sur les origines de la colonie d’Aoste et plus particulièrement sur la grande villa inédite de la Consolata. Y. Bonfand (contrat ARC 5, Région Rhône-Alpes, 2014), en codirection avec C. Michel d’Annoville (Paris IV) travaille sur les enceintes tardives en Rhône-Alpes, avec une perspective de discussion sur l’évolution du modèle de la cité. Hors contrat (financements Explora Doc pour la cotutelle avec Florence) Lola Querol aborde la très difficile question de la nature religieuse du territoire dans la pensée romaine.

Les séminaires déjà tenus représentent environ 40 interventions. L’objectif initial était uniquement de permettre des discussions scientifiques de fond très spécialisés en confrontant des recherches récentes. Il apparaît aujourd’hui que plusieurs de ces interventions représentent des synthèses d’actualité susceptibles de constituer, par leur confrontation, des mises à jour importantes.

Manifestations passées : Communautés nouvelles : demeures de fondateurs? Domus publica, 9 juin 2015.

                                             Héros fondateurs et identités communautaires dans l’Antiquité, 3-5 mai 2017

 

Le cardinal de Bernis (1715-1794). Un médiateur européen

 Descriptif du projet

Le projet vise à organiser deux colloques internationaux autour de la figure de François de Bernis, célèbre cardinal diplomate du siècle des Lumières, à l’occasion du tricentenaire de sa naissance en 2015. Bernis, auquel aucune recherche scientifique collective n’a jusqu’alors été consacrée, offre l’occasion de réunir des chercheurs de divers horizons géographiques et disciplinaires autour de la figure d’un passeur culturel exceptionnel entre la France et l’Italie, par lequel se sont cristallisées des mobilités politiques, diplomatiques, mais aussi artistiques et culturelles, dont l’ampleur se mesure à l’échelle européenne. Le projet a été motivé par la découverte en 2013 des archives personnelles du cardinal de Bernis au château de Crolles, près de Grenoble, que les propriétaires ont accepté de mettre à la disposition d’un groupe de recherche constitué de 15 universitaires, sous la forme de reproductions numériques. Les colloques de Grenoble (21-22 mai) et de  Rome (15-16 octobre) bénéficient donc de l’exploitation de ce fonds inédit, mettant en évidence des réseaux épistolaires riches d’une centaine de correspondants, centrés sur la France et l’Italie, mais offrant des prolongements de l’Espagne à la Russie en passant par l’Allemagne et l’Empire ottoman.

Coordination : Gilles Montègre

Partenaires financièrement impliqués :

Université de Grenoble Alpes – CRHIPA – École française de Rome – Université Paris I Panthéon Sorbonne – IHMC – Université de Rome « La Sapienza » – Université Franco – Italienne – Ambassade de France en Italie – Institut Français Italie – Région Rhône-Alpes – Arc 5 – SAPRAC (Société des Amis des Poètes Roucher et André Chénier)

Autres partenaires :

Académie française – Université Paris – Sorbonne – Université de Poitiers – Université Jean Moulin Lyon 3 – Université Bordeaux Montaigne – Université de Lille 3 – Université Jean Jaurès de Toulouse – Université de Lorraine

Manifestations :

– Rome, 15-16 octobre 2015 : colloque « Le cardinal de Bernis (1715-1794). Médiateur et observateur de l’Europe monarchique et révolutionnaire. 2e session » (CRHIPA, École française de Rome)

– Versailles, 13 juin 2015 : Journée sur le cardinal de Bernis organisée par la SAPRAC

– Grenoble – Crolles, 21-22 mai 2015 : colloque « Le cardinal de Bernis (1715-1794). Médiateur et observateur de l’Europe monarchique et révolutionnaire. 1ère session : Naissance d’un diplomate, postérité d’un homme de lettres » (CRHIPA)

Réalisations :

– Publication d’un ouvrage de synthèse sur le cardinal de Bernis, fondé sur le double colloque et sur l’exploitation des archives personnelles

– Édition critique des cahiers d’éducation inédits de la marquise du Puy-Montbrun, nièce du cardinal, à sa fille

– Réalisation d’un site internet sur les correspondances personnelles et inédites les plus denses du cardinal de Bernis

 

Le monastère royal de Brou, mausolée funéraire de Philibert de Savoie et de Marguerite d’Autriche

Pilotage : Laurence Rivière-Ciavaldini

Edifié entre 1506 et 1532, fut l’œuvre d’artisans régionaux dirigés par des artistes de dimension internationale comme l’architecte bruxellois, Lodewijk Van Boghem, ou le sculpteur souabe, Conrad Meit de Worms, aidés de leurs équipes de tailleurs de pierre et d’ymagiers flamands et italiens. Outre l’église qui accueillait les tombeaux des princes, et les bâtiments conventuels destinés aux Augustins de Lombardie, la collégiale aurait du être parée, selon les vœux de Marguerite, d’une partie de ses prestigieuses collections. Grâce à des inventaires, nous sommes en mesure de décrire une cinquantaine d’objets d’art destinés à Brou mais qui sur ordre de son légataire et neveu Charles Quint n’y sont jamais parvenus. Certaines œuvres sont identifiées, d’autres non. Le projet de la thèse consiste à les retrouver à partir d’enquêtes dans les archives, les musées, les bibliothèques et les collections privées, dans la littérature du temps et les correspondances, et à les documenter de manière scientifique en s’appuyant sur la bibliographie. Le ou la doctorant(e) devra contribuer à la préparation de l’exposition visant à reconstituer le trésor princier in situ, exposition déjà approuvée par les deux tutelles du monument, le Centre des Monuments Nationaux (CMN) et la Ville de Bourg-en-Bresse (été 2016). En collaboration avec des chercheurs en informatique, il (ou elle) participera à la valorisation pérenne du monument par la mise en œuvre d’outils de valorisation et de diffusion numérique comme la restitution en réalité augmentée.

Partenaires :

– LLS, Langages, Littérature, Sociétés, EA 3706 (Université de Savoie) –  LIRIS, Laboratoire d’Informatique en Images et Systèmes d’Information – UMR 5505 (Equipe Extraction de caractéristiques et identification), CNRS/INSA de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, Université Lumière Lyon II, Ecole Centrale de Lyon – Monastère de Brou (Monument historique et musée)

Réalisations :  

–        une exposition sur le trésor de Brou (été 2016) ;

–        un catalogue d’exposition

–        Des outils de médiation numériques sur le web et sur site

Le programme de recherche bénéficie du travail de recherche de Maria Le simple : Le trésor de Brou et les stratégies dévotionnelles de Marguerite d’Autriche et de sa cour. La thèse bénéficie d’une Allocation de Recherche financée par la Région Rhône-Alpes.

 

Miracle, nature raison : l’écriture du surnaturel au XVIIe siècle

Pilotage : Naïma GHERMANI

Le projet se concentre sur la traduction, l’édition et l’exploitation de l’Atlas Marianus du jésuite Wilhelm Gumppenberg (1657-1672). La traduction est en cours d’achèvement. Elle est accompagnée par la publication aux éditions ALPHIL d’un ouvrage de réflexion sur l’Atlas Marianus intitulé Marie mondialisée : penser le surnaturel à l’époque moderne. Ces travaux ont été précédés par trois rencontres dont une à Grenoble (18 novembre 2011).

Projet financé par le Fond National Suisse et dirigé par le professeur Olivier Christin (Université de Neuchâtel). Partenaires : Fond National Suisse, CRHIPA,  IUF

Objectifs  : Édition d’ouvrages : Nicolas Balzamo, Olivier Christin et Fabrice Flückiger (dir.), L’Atlas Marianus de Wilhelm Gumppenberg, Editions Alphil Presses universitaires suisses, 2015

Olivier Christin, Fabrice Flückiger et Naïma Ghermani (dir.), Marie mondialisée. L’Atlas Marianus de Wilhelm Gumppenberg et les topographies sacrées de l’époque moderne, Editions Alphil Presses universitaires suisses, 2014

 

AF-FRANCHIR (Arts-Frontières / Franchir)

Réunissant des historiens, des littéraires et des géographes, le projet AF-FRANCHIR  engage six membres du LUHCIE (trois de l’ex-CRHIPA, trois de l’ex-GERCI) et quatre de PACTE. À la croisée de la géographie des frontières et de l’histoire des émotions, son objet est l’étude de la médiatisation des émotions liées au franchissement des frontières. Sa méthodologie consiste à faire travailler ensemble, dans des enquêtes de terrain, des chercheurs et des artistes, afin d’examiner les modalités de transmission des émotions et leurs usages politiques, selon une logique que Luc Boltanski, reprenant Hannah Arendt, a appelé la « politique de la pitié ». L’exemple retenu est l’Afrique du Sud, où l’équipe est partie étudier les traces actuelles des frontières des anciens bantoustans (homelands). L’aboutissement de cette enquête est le livre Histoires de frontières. Une enquête sud-africaine (Paris, Manuella éditions, 2017).

Porteur du projet : Sylvain Venayre, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Grenoble, directeur du LUHCIE.

Autres membres :

Anne-Laure Amilhat-Szary (PACTE), Professeur de géographie à l’Université Grenoble Alpes, membre de l’IUF – Gilles Bertrand (LUHCIE), Professeur d’histoire moderne à l’Université Grenoble Alpes, membre de l’IUF – Leonardo Casalino (LUHCIE), Maître de conférences en histoire contemporaine à l’UGA – Lisa El Ghaoui (LUHCIE), Maîtresse de conférences en littérature contemporaine à l’UGA – Naïma Ghermani (LUHCIE), Maîtresse de conférences en histoire moderne à l’UGA, membre de l’IUF – Alessandro Giacone (LUHCIE), Maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’UGA – Myriam Houssay-Holzschuch (PACTE), Professeure de géographie à l’UGA, ancienne membre de l’IUF – Claire Marynower (PACTE), maîtresse de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Grenoble – Sarah Mekdjian (PACTE), Maîtresse de conférences en géographie à l’UGA.

Michelet hors frontières

Partenaire du projet : Sylvain Venayre

Autant, sur le plan de l’expression, Michelet est un écrivain qui se joue des frontières entre les formes et les types d’écriture, autant sa pensée historique et politique est, elle aussi, labile, construisant et déconstruisant le modèle de la nation, lorsqu’elle s’élargit à l’échelle de l’Europe et du monde ou qu’elle prend en compte le local, le périphérique et l’excentrique. Ancrée dans une épistémè romantique qui dépasse largement les bornes de la France, nourrie de la lecture des savants et des théoriciens de toute l’Europe, aspirant à la fraternité des peuples, actualisant celle-ci par un très large réseau de relations internationales, l’œuvre de Michelet est constamment animée d’un double mouvement d’identification et de franchissement des frontières. Ce programme de recherches se donne pour objectif d’examiner ce débordement des frontières, tant épistémologiques que géographiques.

En collaboration avec : Laboratoire « Logique de l’agir » (Université de Franche-Comté), CERILAC (Université Paris-Diderot), Archives nationales

Manifestations passées

Séminaire de 6 séances organisé en 2014-2015 à l’université Paris-Diderot :

17 octobre 2014 : Dénationaliser Michelet (Aurélien Aramini, Paule Petitier, Yann Potin, Sylvain Venayre)

21 novembre 2014 : Soirée « Fous de Michelet » (Pierre Bergounioux, Patrick Boucheron, Olivier Frébourg et Emmanuel Laurentin)

12 décembre 2014 : Michelet et la frontière (Robert Damien)

6 février 2015 : Michelet et les internationalismes (Jean-Numa Ducange)

20 mars 2015 : Michelet et Vico (Georges Navet)

29 mai 2015 : Michelet en Allemagne et aux Pays-Bas (Camille Creyghton) et Michelet au Brésil (Juliana Gambogi)

Du 29 novembre 2017 au 6 juin 2018 : Michelet hors frontières

 

Image et droit

Pilotage : (Naïma Ghermani et Caroline Michel d’Annoville)

Le projet «Images et Droit» est une série de trois rencontres interdisciplinaires et internationales qui interroge les relations des juristes à l’image, de l’Antiquité à nos jours. Quels sont les liens tissés entre la création et les usages des images et le droit ? Quel droit applique-t-on à quelles images ? Comment les enjeux religieux fondent une partie du droit des images dans l’Antiquité et au Moyen Age? Quelle place ont les images non seulement dans la production juridique du XVIe siècle mais également dans l’économie du texte juridique? A notre époque, comment considère-t-on l’image animée et quelles sont les limites juridiques de l’usage des images?

Une première table ronde organisée à Rome les 2 et 3 décembre 2013, en collaboration avec l’École Française de Rome, avait pour thème le droit aux images et avait questionné le fameux jus imaginum antique, ses effets et sa réception à l’époque moderne ainsi que sur les usages judiciaires et l’actuel «droit à l’image» qu’il faut sans cesse redéfinir aujourd’hui à l’ère d’internet. Deux autres aspects sont encore à analyser : les usages juridiques des images et le rejet et la condamnation des images. Ces problématiques engagent un dialogue entre des historiens du droit, des historiens d’art et des spécialistes de l’image en général, sur des périodes historiques différentes. En ce sens, le projet se veut un travail collectif au long cours puisque les chercheurs participants aux premières sessions seront invités à continuer la discussion lors des rencontres suivantes.

Cette pluralité des approches et des langues des participants s’inscrit dans les axes du LUHCIE à travers l’axe 2 «signature » dédié à l’anthropologie des images, aux marquages et droit des images. Il repose aussi sur un travail commun avec les juristes du Centre de Recherches Juridiques, notamment ceux de l’équipe du CUERPI (http://crj.upmf-grenoble.fr/axes-de-recherche/cuerpi/), spécialisés dans la question des droits de l’image et de la propriété intellectuelle.

Dans la tradition de l’étroite collaboration scientifique de l’université de Grenoble avec l’Italie, le projet associe également des chercheurs de deux institutions internationales sises en Italie : l’École Française de Rome et le Kunsthistorisches Institut de Florence-Institut Max-Planck dont un des programmes de recherche est dédié aux images juridiques.

Ces trois rencontres sont l’objet de plusieurs formes de publications. Le site internet du LUHCIE accueille déjà, en attendant une édition papier synthétique globale, des working papers des participants. Cette plateforme accessible également depuis le site de l’EFR accueille, en outre, un catalogue d’images juridiques ou aux usages judiciaires.

Partenaires : logo-efr          logo-iuf          logo_uga_vo_rvb

Manifestations passées :

–        Rome, 2 et 3 décembre 2013 : Table ronde : Images et droit (I) : Le droit aux images

–        Rome,  4 et 5 décembre 2014 : Colloque : Image et Droit II: l’usage juridique des images

–        Grenoble, 23-25 novembre 2015 : De la régulation au refus des images

 

Voyageuses britanniques à Lyon au XVIIIe siècle

Co-pilotage : Gilles Bertrand

Ce projet se fonde sur un séminaire qui s’est tenu de 2012 à 2015 à l’ENS de Lyon grâce au soutien de la Région Rhône-Alpes et du laboratoire LIRE de l’ENS de Lyon, en collaboration avec le LUHCIE et avec le CEMRA (aujourd’hui intégré dans l’équipe ILCEA4), dans le cadre du projet ARC 5. Il bénéficie du partenariat des Musées Gadagne d’histoire de Lyon et de la Bibliothèque municipale de Lyon-La Part Dieu.

Le séminaire de recherche interdisciplinaire monté par Isabelle Baudino, de l’ENS de Lyon, a accueilli jusqu’à l’été 2015 des anglicistes, des historiens, des géographes et des spécialistes des études de genre. On y a analysé un corpus inédit de récits de voyages publiés par des femmes britanniques au cours du « long XVIIIe siècle », ce qui correspond dans l’historiographie britannique à la période qui s’étend entre la « révolution glorieuse » de 1688 et le début du règne de la reine Victoria en 1837. Partant d’interrogations à la croisée de plusieurs champs disciplinaires, le séminaire a souligné la place et le rôle de la ville de Lyon dans l’itinéraire des voyageuses britanniques. La démarche est comparative et envisage les représentations féminines de la capitale des Gaules par rapport à d’autres étapes du Grand Tour mais aussi par rapport à celles que l’on trouve dans les récits masculins. À partir du modèle lyonnais, ce travail s’inscrit dans le sillage d’études récentes sur la féminisation du Grand Tour.

Par-delà le séminaire périodique qui a servi de support et de lieu de réflexion, trois types d’initiatives sont nées de ce projet :

1) des traductions en français de textes de voyageuses britanniques, réalisées par des étudiants de l’ENS et déjà disponibles en ligne sur le site de l’ARC5

2) un colloque organisé les 5-6 avril 2013 par l’ENS de Lyon au Musée Gadagne, d’où est issu le volume dirigé par Isabelle Baudino, Les Voyageuses britanniques au XVIIIe siècle. L’étape lyonnaise dans l’itinéraire du Grand Tour, Paris, L’Harmattan, coll. « Des idées et des femmes », 2015.

3) un site en cours de constitution sur l’histoire du voyage à Lyon, co-piloté par l’ENS de Lyon et la Bibliothèque municipale de Lyon La Part-Dieu.

Ce programme continue de bénéficier du travail de recherche de deux doctorants financés pendant trois ans par la Région Rhône-Alpes dans le cadre des communautés académiques de recherche (les ARC): Damien Petermann (L’espace lyonnais représenté à l’usage des voyageurs aux époques moderne et contemporaine, histoire et construction de l’image d’un territoire, XVIIe-XXe siècle, sous la direction de Bernard Gauthiez, Université Jean Moulin Lyon 3, UMR 5600), titulaire d’un contrat doctoral de l’ARC7, et Grégoire Besson (Le temps du voyage : rythmes et perception de la durée dans les pratiques du voyage en Europe entre Lumières et Romantisme (18e siècle-milieu 19e siècle), sous la direction de Gilles Bertrand, Université Grenoble Alpes, LUHCIE), titulaire d’un contrat doctoral de l’ARC5.

 

Histoire et historiographie de l’Italie XIIe-XIXe siècle

Pilotage  : Gilles Bertrand, Ilaria Taddei

Depuis 2003 Gilles Bertrand et Ilaria Taddei sont engagés dans une équipe de recherche d’une vingtaine de spécialistes des Universités françaises travaillant sur l’histoire et l’historiographie de l’Italie. Piloté par l’EHESS-UMR Centre Norbert Elias (CNRS) de Marseille en collaboration avec l’Université d’Avignon et le CIRILLIS de l’Université de Bordeaux, ce programme transversal a déjà abouti à la publication de deux volumes : Une histoire politique de la Toscane. Pouvoir, territoire, ressources, XIVe-XIXe siècle, Rennes, PUR, 2004 ; La politique par correspondance. Les usages politiques de la lettre en Italie, XIVe-XVIIIe siècle, Rennes, PUR, 2009. Un troisième ouvrage est en préparation sur Histoires d’Italies, XIIe-XIXe siècles. Pratiques et expériences territoriales. Quelques hypothèses de travail sur l’écriture de cette histoire de l’Italie ont été établies lors d’une rencontre initiale qui s’est tenue en octobre 2013 à Bordeaux. L’ambition de ce troisième volet du programme n’est pas d’aboutir à une « Italie-synthèse » ni à une « Italie-plurielle », mais de parvenir à décloisonner les échelles d’observations classiques et à structurer chaque partie du volume en fonction d’interactions différentes.

À ce programme est rattaché le contrat doctoral dont bénéficie Marion Bertholet sous la direction de Gilles Bertrand et Ilaria Taddei, qui l’ont déjà encadrée en M1 et M2.

Atlas culturel des villes italiennes s’appuyant sur une équipe de dix chercheurs français spécialistes de l’Italie

Coordination et pilotage : Gilles Bertrand

Impulsé au sein du CRHIPA (« Voyage, territoire, savoirs. L’espace culturel des villes italiennes à l’époque moderne, de l’imaginaire au réel ») dans le cadre du cluster 13 « Culture, patrimoine, création » de la région Rhône-Alpes (axe « Patrimoine et territoire » piloté par Bernard Gauthiez, Lyon 3) ce projet d’atlas est un travail de longue haleine qui a été poursuivi au sein de l’ARC5 puis avec l’appui de l’Institut Universitaire de France (programme 2012-2017: « L’expérience de l’Italie. Mobilités européennes dans la péninsule italienne, 1680-1830″).

 

Orateurs européens à l’âge de l’humanisme : une autre histoire de la communication

Pilotage : Estelle Doudet (Litt&Arts) et Ilaria Taddei (LUHCIE)

Ce projet vise à lancer un réseau de recherche international autour de l’histoire des pratiques médiatiques dans l’Europe de la première modernité (XIVe-XVIe siècle).

Il s’articule autour de l’orateur. Ce titre est alors souvent revendiqué dans les métiers de la parole (juristes, diplomates, acteurs, prédicateurs) ainsi que par les groupes qui revendiquent un usage légitime du discours d’intérêt public (autorités urbaines, marchands, intellectuels, etc.).

Notre hypothèse est que ce mouvement repose sur la combinaison de trois facteurs :

  • un cadre de pensée dominé par le renouveau de la rhétorique et de l’action oratoire ;
  • le développement de pratiques professionnelles et non-professionnelles de la parole publique, appuyée par des media comme le théâtre ou l’imprimerie ;
  • la circulation et la mise en question, à l’échelle de l’Europe, de styles et de formes d’expression, en latin et dans les langues modernes, dont il s’agira de questionner les éventuels contacts.
  • Objectifs scientifiques : mieux comprendre, à l’échelle européenne, un moment historique particulier dans l’histoire de la communication publique. Mettre en perspective les nouvelles formes du débat public au XXIe siècle, entre innovations technologiques et recherche d’autres modes de participation politique.
  • Méthodes : socio-stylistique et analyse rhétorique menées dans diverses langues (latin, français, italien, espagnol, anglais, néerlandais, allemand) ; histoire sociale et politique de la première modernité ; archéologie des imaginaires et des pratiques médiatiques.
  • Formes du travail : 3 journées d’étude/an, rassemblant des spécialistes internationaux et ouvertes aux étudiants à partir du master.

Partenaires :   logo Litt&arts     Imprimer   logo IUF

Manifestations  : journée d’étude « Orateurs européens à l’âge de l’humanisme »

 

Le problème de la réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs

Descriptif du projet

Le projet trouve son origine dans l’ouvrage édité par M.-L. Declos et F. Fronterotta, La sagesse présocratique. Communication des savoirs en Grèce archaïque : des lieux et des hommes (Paris, Armand Colin, 2013) où les auteurs ont tenté de montrer que, loin des barrières disciplinaires qui ne se mettront en place que beaucoup plus tard, la période archaïque voit émerger de nouveaux discours de savoir que l’on a dès longtemps tenté d’enrôler sous des bannières distinctes. En poursuivant le travail amorcé, le programme, qui se revendique comme transdisciplinaire, vise à définir la nature du savoir dont les poètes archaïques, les dramaturges et les autres sophoi étaient les vecteurs et à montrer l’intérêt que ce ou ces savoirs ont pu susciter, les dangers qu’ils ont pu représenter – notamment en termes de concurrence –, les réappropriations et/ou les distorsions dont ils ont été l’objet.

Les deux premières manifestations scientifiques de ce programme de recherche de longue durée (2014-2017) ont eu lieu les 28-29 novembre 2014 (« La poésie archaïque comme discours de savoir ») et les 21-22 mai 2015 (« La poésie dramatique comme discours de savoir »). Elles ont obtenu toutes les deux le label de l’Université franco-italienne. Elles seront suivies de trois autres colloques internationaux : « Platon citateur : un exemple de réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs » (novembre 2015) ; « Le rapport d’Aristote aux discours non philosophiques et s

Descriptif du projet

Le projet trouve son origine dans l’ouvrage édité par M.-L. Declos et F. Fronterotta, La sagesse présocratique. Communication des savoirs en Grèce archaïque : des lieux et des hommes (Paris, Armand Colin, 2013) où les auteurs ont tenté de montrer que, loin des barrières disciplinaires qui ne se mettront en place que beaucoup plus tard, la période archaïque voit émerger de nouveaux discours de savoir que l’on a dès longtemps tenté d’enrôler sous des bannières distinctes. En poursuivant le travail amorcé, le programme, qui se revendique comme transdisciplinaire, vise à définir la nature du savoir dont les poètes archaïques, les dramaturges et les autres sophoi étaient les vecteurs et à montrer l’intérêt que ce ou ces savoirs ont pu susciter, les dangers qu’ils ont pu représenter – notamment en termes de concurrence –, les réappropriations et/ou les distorsions dont ils ont été l’objet.

Les deux premières manifestations scientifiques de ce programme de recherche de longue durée (2014-2017) ont eu lieu les 28-29 novembre 2014 (« La poésie archaïque comme discours de savoir ») et les 21-22 mai 2015 (« La poésie dramatique comme discours de savoir »). Elles ont obtenu toutes les deux le label de l’Université franco-italienne. Elles seront suivies de trois autres colloques internationaux : « Platon citateur : un exemple de réappropriation par la comparaison avec Platon » (novembre 2016) ; « Les philosophies hellénistiques au risque des discours poético-savants » (novembre 2017). Chacune de ses manifestations fera l’objet d’une publication.

Coordinateurs du programme :

Marie-Laurence Desclos, professeur d’Histoire de la Philosophie ancienne, UGA, directeur du « Pôle Alpin de Recherches sur les Sociétés Anciennes » (PARSA) en collaboration avec : Francesco Fronterotta ( Pr. Associato, Roma La Sapienza) et Maria Paola Castiglioni (LUHCIE, UGA)

Partenaires :

Anna Beltrametti (PARSA – Université de Pavie, Département de Sciences de l’Antiquité : Histoire du théâtre et de la dramaturgie antique) ; David Bouvier (PARSA – Université de Lausanne, Centre de linguistique et des sciences du langage : Phénomènes énonciatifs des textes poétiques grecs) ; Claude Calame (PARSA – EHESS Paris – Université de Lausanne : Philologie, anthropologie et sémiotique) ; Giuseppe Cambiano (PARSA – Scuola Normale Superiore di Pisa, Département de Philosophie : Histoire de la Philosophie ancienne) ; Francesco Fronterotta (PARSA – Université de Rome La Sapienza, Département de Philosophie : Histoire de la Philosophie ancienne) ; Gianfranco Gianotti (PARSA – Université de Turin, Département des sciences morales, historiques et philologiques Philologie classique) ; Pascal Payen (PARSA – Université Toulouse 2-Le Mirail, Département d’Histoire : Histoire ancienne) ; Jaume Portulas (PARSA – Université de Barcelone, Département de Philologie grecque : Monde grec archaïque et tragédie grecque) ; Xavier Riu (PARSA – Université de Barcelone, Département de Littérature grecque : Genres littéraires dans la littérature grecque) ; Davide Susanetti (PARSA – Université de Padoue, Faculté des Lettres et de Philosophie : Platon, Tragédie grecque).

Manifestations passées :

– Grenoble, 28-29 novembre 2014 : « La poésie archaïque comme discours de savoir »

– Grenoble, 21-22 mai 2015 : « La poésie dramatique comme discours de savoir »

– fin 2015 ou début 2016 : « Platon citateur : un exemple de réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs ».

– novembre 2016 : « Aristote citateur : un exemple de réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs ».

– novembre 2017 : « Les philosophies hellénistiques au risque des discours poético-savants ».

–  Grenoble, 29-31 mars 2017 : « Platon citateur : un exemple de réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs ».

Réalisations :

Tous les colloques seront publiés dans la collection Kainon. Anthropologie de la pensée ancienne, dirigée par Marie-Laurence Desclos (UGA) et David Bouvier (Université de Lausanne) chez les Classiques Garnier. La publication des deux premiers colloques est en cours.

Exploration des émotions musicales induites par l’écoute d’œuvres contemporaines

Pilotage : Patrick Revol en collaboration avec Gérard Mick neurobiologiste, neurologue (Laboratoire LEADS-CNRS 5022 de Dijon)

Un aspect de ce projet consiste à observer, à l’aide d’outils de mesure, la manière dont le cerveau humain perçoit la musique contemporaine atonale en comparaison avec la réception de musiques plus anciennes, tonales ou modales. L’autre aspect a pour objet de mesurer l’impact des musiques répétitives sur la perception. Ces expériences sont menées auprès d’étudiants en Musicologie. Il s’agit donc d’un public déjà un peu initié.  Deux journées d’études sont prévues début 2016.  Elles donneront l’occasion de présenter une partie de ces travaux ainsi que des conférences autour du thème « Musique et cerveau ». Le résultat définitif de cette recherche sera ensuite publié sous la forme d’articles.

 

Plateforme GENESIS

Pilotage : Patrick Revol

Travail sur GENESIS, logiciel de création musicale abordant à la fois la synthèse sonore et la composition grâce à la technologie de la modélisation physique. Il permet de créer une immense variété d’instruments virtuels, mais aussi de simuler de véritables ensembles instrumentaux.

Partenaires : Laboratoire ICA (Informatique et Création Artistique) de l’Institut Polytechnique de Grenoble

Le programme bénéficie du travail de recherche de Giuseppe Gavazza, titulaire d’un contrat doctoral (« La synthèse par modèle physique comme outil de formalisation musicale »)