Mercredi 14 octobre : 13h30-18h
Jeudi 15 octobre : 8h45-18h
Vendredi 16 octobre : 8h45-13h
Coorganisé par le LUHCIE, l’ILCEA4 et Pacte, ce colloque propose d’explorer la notion de « nocivité du travail », entendue comme l’ensemble des effets délétères des activités productives et reproductives sur la santé et sur l’environnement, à partir d’un concept élaboré dans les mobilisations ouvrières italiennes de la seconde moitié du XXe siècle (Feltrin, Sacchetto, 2021). Il vise à analyser les formes de conflictualité sociale développées par les travailleurs et travailleuses pour faire face à ces dommages, en articulant approches historiques, sociologiques, géographiques et anthropologiques.
En croisant les travaux sur les « environnementalismes des pauvres » (Martinez-Alier, 2003, 2023) et les récents travaux sur l’environnementalisme ouvrier (Barca, 2015 ; Bécot, 2015 ; Davigo, 2017 ; Thirion, 2024), le colloque entend mettre en dialogue des recherches portant sur les mobilisations des travailleurs et travailleuses, les savoirs produits dans les mondes du travail, ainsi que les formes d’action collectives, d’expertise et de contre-expertise et de circulation des alertes.
Le colloque entend également élargir les cadrages habituels en proposant une double ouverture : géographique, en intégrant des contextes extra-occidentaux encore peu étudiés ; chronologique, en élargissant l’analyse à des périodes moins explorées, de l’entre-deux-guerres aux dynamiques contemporaines de désindustrialisation.
Fondé sur des études de cas ancrées dans des territoires précis, le projet vise enfin à structurer un réseau de recherche pluridisciplinaire en vue de la réalisation d’un atlas mondial des mobilisations liées à la santé et à l’environnement au travail.
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