PROGRAMMES DE RECHERCHE EN COURS AU LUHCIE

AXE 1 : Circulations, transferts, frontières

AXE 2 : Écritures, objets, formes de communication

Axe 3 : Savoirs, croyances, sciences

Axe 4 : Territoires, pratiques et discours politiques

 

 

 

 

 

 

ETHIOKONGMED : Explorer les connexions entre les royaumes chrétiens d’Éthiopie et de Kongo et la Méditerranée médiévale et moderne

Pilotage : Olivia Adankpo-Labadie (UGA, LUHCIE) et José Rivair Macedo, historien (Universidade Federal do Rio Grande do Sul)

Résumé :

Le projet émergent intitulé « ETHIOKONGMED », entend étudier les relations diplomatiques, religieuses et culturelles entre les royaumes chrétiens d’Éthiopie et de Kongo et les puissances catholiques méditerranéennes aux xve et xvie siècles, selon une approche pluridisciplinaire et comparatiste.

Le projet émergent « ETHIOKONGMED » part ainsi de l’hypothèse de la pertinence de l’approche comparée des royautés chrétiennes éthiopienne et kongo à travers l’étude de leurs connexions politiques, religieuses et culturelles à la Méditerranée catholique. Le projet entend interroger et déplacer les notions de centralité et de périphérie en mettant en évidence, d’une part, la complexité des stratégies adoptées par les pouvoirs kongo et éthiopien à l’égard du Portugal et de Rome, et d’autre part, la pluralité des formes d’appropriation et de réponses au catholicisme de la part des lettrés et artistes éthiopiens et kongos.

L’enquête reposera sur l’inventaire et l’analyse de la documentation écrite (correspondances, traités religieux, manuscrits, récits de voyages, grammaires, archives des communautés éthiopiennes et des institutions missionnaires), des collections d’objets (croix, icônes, tableaux, objets liturgiques, vêtements, regalia) et du patrimoine musical portant la trace de ces contacts et conservés dans les bibliothèques, les archives, les musées et lieux de culte en Europe, en Éthiopie, en République démocratique du Congo, en Angola et aux États-Unis.

Des missions seront ainsi organisées afin de de mettre au jour des documents inédits. Afin de permettre la consultation, la traduction et le commentaire de toute cette documentation multilingue (guèze, portugaise, latine, italienne, kikongo) et multiforme, il est envisagé de constituer une base de données. Le projet se conçoit dans le cadre d’une équipe internationale, paritaire et pluridisciplinaire, composée de spécialistes d’histoire, d’histoire de l’art, de philologie et de musicologie, travaillant sur le Kongo, l’Éthiopie, l’empire portugais, l’Italie et la papauté.

Le projet « ETHIOKONGMED » s’articule autour de 4 axes :

  • « Voyageurs africains en Méditerranée »
  • « La Méditerranée et la fabrique de savoirs sur l’Éthiopie et le Kongo »
  • « Appropriations, conversions, oppositions : les identités religieuses en Éthiopie et au Kongo face au catholicisme »
  • « Royaumes chrétiens connectés de l’Afrique à la Méditerranée »

 

Collaborations : École française de Rome, Pontificio Istituto Orientale, Damien Labadie (CNRS, CIHAM) Marie Demeilliez (UGA, LUHCIE), Gilles Montègre (UGA, LUHCIE)

Réalisations :

Journée d’étude : Arts, christianisme et pouvoirs en contact (Éthiopie, Kongo et mondes méditerranéens, XIVe – XVIIe siècles)

Cette manifestation sera soumise à une revue avec un comité de lecture et donnera lieu à une publication.

 

Administrer l’étranger. Mobilités, diplomaties et hospitalité, Italie – Europe (XIVe-mi XIXe siècle)

Pilotage : Gilles Bertrand, Université Grenoble Alpes, LUHCIE ; Catherine Brice, Université de Paris Est Créteil Val-de-Marne, Centre de Recherche en histoire européenne comparée (CRHEC) ; Naïma Ghermani, Université Grenoble Alpes, LUHCIE ; Virginie Martin, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHMC / IHRF ; Gilles Montègre, Université Grenoble Alpes, LUHCIE ; Ilaria Taddei, Université Grenoble Alpes, LUHCIE

Résumé

En considérant l’étranger comme objet de pensée, hôte accueilli ou refoulé, enfin acteur vivant une expérience sociale, juridique et politique, on enquête sur les mobilités et leur prise en charge institutionnelle et diplomatique entre le XIVe siècle et le milieu du XIXe siècle dans un espace associant l’Italie à son contexte européen, en particulier à la France et aux mondes hispanique et germanique. L’intérêt se porte sur la construction de l’étranger opérée par les institutions religieuses, politiques, économiques ou savantes dans une perspective locale, nationale et transnationale autant que sur le point de vue des personnes en déplacement, étudiées comme individus, groupes constitués ou communautés imaginées.

Trois grandes directions guident la recherche menée sur cinq années (2017-2021) :

  • Normes, discours et représentations de l’hospitalité
  • Pratiques de l’accueil : aider, contrôler, rejeter
  • Groupes et individus en mouvement : expériences de la mobilité

Collaborations

Ce projet inscrit dans le plan quinquennal de l’EFR se fonde sur des collaborations avec des Universités italiennes et espagnoles (Complutense de Madrid, Naples Federico II, Naples Suor Orsola Benincasa, Sienne, Venise Ca’Foscari…) et des institutions de recherche à l’étranger soutenues par leurs gouvernements (Institut Historique Allemand, Casa de Velasquez).

Le calendrier des rencontres et séminaires vise à construire une série d’étapes qui conduiront à l’élaboration de publications intermédiaires et d’un ouvrage final consacré à La fabrique de l’étranger. A ce jour la programmation s’organise comme suit :

2017 

Grenoble, le 27 janvier 2017, « Administrer l’étranger, XIVe-XIXe siècle » 

Naples Federico II, les 30-31 octobre 2017, « Stranieri : controllo e integrazione nella Penisola italiana, sec. XVII-XIX » 

Rome École française, les 30 novembre-1er décembre 2017, « Hospitalité de l’étranger, XIVe-XVIIe siècle : entre charité, contrôle et utilité sociale. Italie Europe » 

2018

Paris Est Créteilles 27 et 28 juin 2018,

Grenoble, le 29 novembre 2018,

Paris Institut historique Allemand, les 12-14 décembre 2018, « Une diplomatie des mobilités. La gestion et le contrôle des étrangers par les agents diplomatiques (XVIe-XIXe siècle) » (Appel à contributions)

2019

Venise Ca’ Foscari, les 28-29 mars 2019, « De l’asile de la liberté au droit d’asile, Italie, Europe, XIVe-XIXe siècle »

Madrid Complutense, les 21 et 22 novembre 2019,  « La diplomacia de las movilidades culturales. Normas, prácticas y protagonistas (siglos XVI-XIX) »

Publication : N. Ghermani, I. Taddei (dir.), Hospitalité de l’étranger au Moyen Âge et à l’époque moderne : entre charité, contrôle et utilité sociale. Italie Europe, MEFRIM 131-2, 2019 (dossier de 11 contributions issu du colloque ADMINETR de nov. 2017 à Rome). https://journals.openedition.org/mefrm/5494

2020

Naples Suor Orsola Benincasa, « La patria degli stranieri : tra estraneità e condivisione. Policentrismo e mobilità in Italia tra Medioevo e età moderna »

Paris Panthéon Sorbonne, « Étranger choisi, contrôlé, exclu : le critère économique, XVIIe-XIXe siècle »

Publication : M. Meriggi, A. M. Rao (dir.), Stranieri. Controllo, accoglienza e integrazione negli Stati italiani (XVI-XIX secolo, Naples, FedOAPress, « Clio. Saggi di scienze storiche, archeologiche e storico-artistiche », 2020 (8 contributions). http://www.fedoabooks.unina.it/index.php/fedoapress/catalog/book/191

2021

(Grenoble UGA et Rome EFR) réunions de travail à distance au sujet des ouvrages.

2022 

Publication : G. Bertrand, C. Brice, M. Infelise (dir.), Exil-asile : du droit aux pratiques (XVIe-XIXe siècle), Rome, École française de Rome, CEF 594, 2022 (22 contributions).

2023

Publication en cours : V. Martin, G. Montègre (dir.), Une diplomatie des mobilités. Négocier l’étranger dans l’Europe moderne, XVIe-XVIIIe siècle, à paraître à Rome, Ecole française de Rome (18 contributions).

 

Projet DEFRAIL D’Écosse, de France et d’ailleurs (IRS IDEX UGA)

Pilotage : Gilles Montègre, Université Grenoble Alpes, LUHCIE, et Marion Amblard, Université Grenoble Alpes, ILCEA4

Résumé

Le projet DEFRAIL entend promouvoir une étude transnationale des communautés étrangères réunies dans l’une des capitales les plus cosmopolites de l’Europe du XVIIIe siècle : Rome. Résolument interdisciplinaire car entrelaçant des approches historique, démographique, sociologique, culturelle et artistique, il est porté par deux enseignants-chercheurs de l’Université Grenoble Alpes, spécialisés dans le domaine des études anglophones (Marion Amblard) et de l’histoire italienne (Gilles Montègre). Sans jamais perdre de vue la diversité et le renouvellement constant des communautés étrangères de Rome, l’étude portera prioritairement sur les ressortissants écossais et français, sur leurs contacts réciproques et sur leurs liens avec la société romaine

Collaborations : GIS Sociabilités (Université de Bretagne Occidentale)

Réalisations

– Participation au 15e Congrès international des Lumières d’Edimbourg (14-19 juillet 2019, Lumières et identités), dans le cadre de deux tables rondes, l’une présidée par Catriona Seth (Oxford University), l’autre par Gilles Montègre (Université Grenoble Alpes)

– Journée d’étude organisée à la MSH Alpes de Grenoble le 27 septembre 2019, D’Écosse, de France et d’ailleurs. Pour une histoire transnationale des communautés étrangères dans l’Italie du XVIIIe siècle.

La rencontre, qui a associé des chercheurs français et britanniques, fera l’objet d’une publication dans le cadre d’un numéro thématique de la série Caledonia.

 

Atelier Morelli : traduction française et étude des Ricordi (1371-1444)

Pilotage : Élise Leclerc, Université Grenoble Alpes, LUHCIE, Cécile Terreaux-Scotto, Université Grenoble Alpes, LUHCIE, Serge Stolf, Université Grenoble Alpes, LUHCIE

Résumé

Ce programme, initié en novembre 2014, est centré autour de la traduction du livre de famille rédigé par le Florentin Giovanni di Pagolo Morelli entre 1393 et 1421. Non seulement les Ricordi de Morelli ont compté parmi les premiers livres de famille édités (1718), mais ils représentent également depuis lors l’écriture privée florentine dans de nombreuses anthologies de la littérature italienne destinées à un public italophone ou anglophone. Si des traductions partielles en langue anglaise ont contribué à faire connaître cette œuvre au-delà des frontières de la Péninsule, le public francophone n’a accès à ce jour qu’à un seul autre livre de famille florentin, celui de Bonaccorso Pitti (traduit sous la direction d’Adelin Charles Fiorato et publié aux Presses du CNRS en 1991).

Or le livre de ricordi de Morelli explore presque toutes les voies empruntées ponctuellement par les pères de famille dans leurs écritures privées, de la généalogie à la chronique citadine, en passant par tous les conseils pouvant être utiles à la bonne gestion des affaires familiales. Traduire Morelli, c’est donc ouvrir au public francophone une exceptionnelle fenêtre sur la culture florentine de l’orée du Quattrocento.

C’est pourquoi le programme contient un volet recherche qui nourrit et éclaire la traduction, comme en témoignent les notes de bas de page qui se rapportent autant à l’histoire de la famille qu’aux rouages de la vie politique, à la culture humaniste comme à la sagesse populaire.

Par ailleurs, les spécificités de l’écriture privée de l’époque, qui rendent ces textes difficiles d’accès, sont un objet de recherche à part entière. À une époque où la langue vulgaire est en cours de formalisation dans les domaines littéraires et au sein des institutions, on peut se demander dans quelle mesure les usages sémantiques et lexicaux étaient redevables de la langue latine ou bien des discours conçus dans les sphères officielles, littéraires, religieuses et économiques.

Collaborations

Laurent Baggioni, Triangle (UMR 5206), Université Lyon 3, Noémie Castagné, CEL (EA1663), Université Lyon 3, Maxime Castro, professeur de chaire supérieure, Nancy, Ismène Cotensin, CIRRI (EA3979), Université Lyon 3, Jean-Claude Zancarini, Triangle (UMR 5206), ENS de Lyon

Réalisations

Les membres de l’Atelier ont disposé d’outils de travail communs : un carnet de recherche en ligne (morelli.hypotheses.org, ISSN 2496-6886) ainsi qu’un espace collaboratif sur la plateforme de services RENATER, dont l’accès est réservé aux membres de l’Atelier et où a été collectivement élaboré, entre autres, un glossaire.

Historique des séances et présentation du projet dans le carnet de recherche « Atelier Morelli » sur Openedition.org

 

Patrimalp (Cross Disciplinary Program tools- ANR-15-IDEX-02)

Pilotage : Laurence Rivière Ciavaldini, Université Grenoble Alpes, LUHCIE, Pauline Martinetto, CNRS, Institut NEEL, Emilie Chalmin, EDYTEM, Université Savoie-Mont-Blanc

Résumé

Ce projet transdisciplinaire porte sur l’étude de l’objet patrimonial, dans l’arc alpin, et concentre ses recherches actuelles sur la thématique de la couleur envisagée dans ses dimensions matérielles et immatérielles.

Dans la suite du Cross Disciplinary Project Patrimalp (2018-2022), le projet Cross-Disciplinary Tools Patrimalp est lauréat de l’appel à projet IDEX 2022 : il bénéficie d’une aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme « Investissements d’avenir » portant la référence ANR-15-IDEX-02. Il est co-porté par 3 enseignantes chercheuses de l’UGA, Laurence Rivière Ciavaldini, historienne de l’art pour le LUHCIE, Véronique Adam, littéraire, pour Litt&Arts, Pauline Martinetto physicienne des matériaux pour Institut Néel et Emilie Chalmin, chimiste des matériaux pour EDYTEM de l’USMB.

Financé pour une durée de 36 mois (juillet 2022 – septembre 2025), ce projet réunit neuf laboratoires spécialisés en SHS, Physique des matériaux, Informatique et Archéologie.

Le projet poursuit trois objectifs

  • développer la science du patrimoine qui étudie l’objet patrimonial dans toute sa complexité, de sa réalité matérielle à ses usages symboliques dans le temps et dans l’espace
  • développer des méthodes innovantes de recherche centrées sur le concept « d’objet frontière », interface entre les différentes disciplines impliquées et moteur dans la conception de nouvelles méthodes de recherche partagées
  • développer des moyens humains et technologiques pour transmettre ces connaissances à la société d’aujourd’hui et aux générations de demainLa particularité du projet est de faire travailler des chercheur·euses issus de disciplines très différentes les unes des autres, sur un objet commun : l’objet patrimonial, et notamment sur la question de la couleur, en adoptant des prismes différents et complémentaires (point de vue du géologue, du chimiste, de l’historien de l’art, de l’historien, de l’archéologue, du littéraire, de l’informaticien). Cet objet d’étude est actuellement localisé dans la partie occidentale de l’arc alpin. En s’appuyant sur l’expérience acquise sur les matières colorantes (exploration des sites ornés du Néolithique, polychromies des sculptures médiévales ou des manuscrits cartusiens étudiées à l’aide d’un instrument portable – MOBIDIFF – mis au point par les physiciens des matériaux investis dans Patrimalp, et l’imagerie synchrotron (2018-2022), Patrimalp tools ambitionne d’étudier de nouveaux objets frontières : les couleurs des grandes Bibles cartusiennes du XIIe siècle conservées à la Bibliothèque municipale de Grenoble, les recettes de couleurs dans les traités savants (alchimie, pharmacopée, botanique) de la Renaissance et du début du XVIIe siècle – recettes appliquées sur les objets des collections de pharmacopée (Saint-Antoine-l’Abbaye, apothicairerie des visitandines de Crémieux).Ces nouveaux objets vont donner l’occasion de recruter et former de jeunes chercheur·euses : deux thèses en co-direction sont ainsi prévues, l’une en Informatique et Littérature, portant sur la modélisation des recettes de traités savants de la Renaissance (LIG / Litt&Arts), financée sur les fonds du projet,  l’autre sur les matériaux des colorants du Néolithique (OSUG, EDYTEM).

Un accord-cadre entre Patrimalp et la Fondation des Sciences du Patrimoine en cours de formalisation vise à développer des collaborations élargies aux plans national et international.

Informations supplémentaires sur l’actualité de Patrimalp : https://patrimalp.univ-grenoble-alpes.fr

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Vaison et son territoire dans l’Antiquité

Pilotage : Nicolas Mathieu, Université Grenoble Alpes, LUHCIE

Résumé

Ce projet comporte deux volets : un volet épigraphique (« PCR Vaison-la-Romaine et communes alentours. ILN, Vaison des Voconces. » N. Mathieu) et un volet archéologique (fouilles du forum de Vaison. C. Michel d’Annoville). L’action s’inscrit dans un projet collectif pluri-annuel autour de la publication des inscriptions latines de la cité de Vaison des Voconces dans l’Antiquité et autour des fouilles du forum de Vaison-la-Romaine.

Le volet épigraphique du projet s’inscrit dans une tradition épigraphique grenobloise ancienne et, selon les pratiques scientifiques contemporaines, prend en compte l’ensemble des monuments inscrits donc en collaboration avec archéologues, architectes, historiens de l’art. Le volet archéologique s’appuie sur les fouilles menées par J. -M. Mignon depuis trois ans à l’emplacement du forum antique de Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Ces travaux ont une finalité scientifique. Ils ont aussi pour objectif de former les étudiants aux techniques de fouilles qui vont du dégagement lui-même, au relevé de terrain et à l’identification du matériel.

L’objectif finale est la publication du volume ILN, VII, 2, Voconces de Vaison (XLIVe suppl. à Gallia) qui prendra la suite du volume ILN, VII – 1, Voconces de Die, paru en 2012. Cette publication ne pourra pas être réalisée dans le seul temps du PCR dont le but est de faciliter la préparation technique de la publication (prospection, récolement, vérification sur place etc.). Le PCR soutient cet objectif préparatoire.

Les publications plus particulièrement archéologiques sont effectuées dans un autre cadre et avec d’autres soutiens.

Collaborations

UGA / Personnel enseignant de Grenoble, chercheurs ou doctorants – Caroline Michel d’Annoville, Pr Univ Paris IV – Nicolas Mathieu, professeur d’histoire romaine, UGA, Djamila Fellague, MCF, UGA – Bernard Rémy, professeur émérite d’histoire romaine, UGA – Marianne Béraud, doctorante, allocataire monitrice, histoire romaine – Yann Bonfand, doctorant.

Partenaires extérieurs à Grenoble, enseignants (partie prenante du programme de fouille ou de recherche sur les inscriptions)

Patrice Faure, maître de conférence (Université Lyon-3 – Jean Moulin) – Benoît Rossignol, Maître de conférence (Université Paris 1, Sorbonne) – DRAC PACA (Xavier Delestre, Directeur régional des affaires culturelles, Service régional de l’archéologie) – David Lavergne, Conservateur en chef du patrimoine, SRA (Département du Vaucluse) – Jean-Marc Mignon, archéologue (Service Départemental du patrimoine et de l’archéologie, Vaucluse) – INRAP (Vaucluse) – Joël-Claude Meffre, archéologue (Vaucluse, Vaison) – Personnels des services municipaux de Vaison-la-Romaine – Christine Bezin, Mélanie Bienfait, Julien Charles.

Réalisations

25 octobre 2012 : 1er séminaire Inscriptions Latines de Narbonnaise. II. ILN Vaison des Voconces

24 avril 2014 : 2e séminaire Inscriptions Latines de Narbonnaise. II. ILN Vaison des Voconces

22 avril 2015 : 3e séminaire Inscriptions Latines de Narbonnaise. II. ILN Vaison des Voconces

14 avril 2016 : 4e séminaire Vaison et son territoire dans l’Antiquité

14 avril 2017 : 5e séminaire Vaison et son territoire dans l’Antiquité

13 avril 2018 : 6e séminaire Vaison et son territoire dans l’Antiquité

12 avril 2019 : 7e séminaire Vaison et son territoire dans l’Antiquité

 

Recording

Pilotage : Cécile Terreaux-Scotto, Université Grenoble Alpes, LUHCIE, Jean-Marc Rivière, Aix-Marseille Université/CAER de l’Université Aix-Marseille et Fabrice Quero, Université de Montpellier.

Résumé

À l’automne 2019, j’ai lancé avec Jean-Marc Rivière (études italiennes, Aix-Marseille Université) et Fabrice Quero (spécialiste du Siècle d’Or, Université de Montpellier), un programme de recherche centré sur le passage de l’oralité à l’écriture. Ce programme associe également Ilaria Taddei, professeure d’histoire médiévale à l’Université Grenoble Alpes et Estelle Doudet, professeure de littérature française (xive-xvie siècle) à l’Université de Lausanne. Nos premières réflexions ont abouti à déplacer notre idée initiale puisque nous sommes passés de l’efficacité de la parole à son enregistrement et, plus largement, à la conservation des données. C’est pourquoi notre projet, initialement intitulé « La parole efficace à l’époque moderne : traces, élaboration et transmission » porte désormais le nom de « Recording ». Il est en effet apparu très vite que la question de la préservation de l’efficacité dans le passage de l’oral à l’écrit pose le problème du rapport au temps et à la mémoire. Or, poser les questions de la sélection, de la conservation et de l’exploitation de la parole, et plus largement de la mémoire privée et collective, c’est finalement aussi croiser la problématique de l’enregistrement des mégadonnées – les Big Data. L’idée nous est donc venue d’élaborer, à travers l’édition d’un corpus numérique, un outil suffisamment ouvert pour être utile aux chercheurs dans leurs recherches lexicales et thématiques.

Mais d’un point de vue méthodologique, un corpus ne peut être probant que s’il est susceptible de faire émerger une typologie cohérente de textes pour chaque ère géographique que nous envisageons d’explorer. Ce qui est valable pour l’Italie (où se trouvent de nombreux documents transcrits, en particulier à Florence) ne l’est pas forcément pour l’Espagne, où la transcription de textes est très rare.

À partir d’une réflexion sur la parole-action et la parole-événement, nous avons donc commencé par centrer les travaux d’ouverture de ce programme de recherche sur la fabrique de l’événement, à la fois dans les représentations qui en sont données, et dans l’acte même de son enregistrement qui en construit la mémoire. Les résultats de cette rencontre pluridisciplinaire qui s’est déroulée à Montpellier les 17 et 18 novembre 2021 sous le titre « Faire mémoire : pratiques et poétiques de l’événement. Espagne, France, Italie – xve-xviie siècles » seront publiés dans les Cahiers d’études romanes en septembre 2023 sous notre direction.

Collaborations

L’équipe de chercheurs, en cours de constitution, compte déjà, outre des italianistes, des hispanistes, des historiens et des spécialistes de l’art oratoire provenant des universités d’Aix-Marseille, de Montpellier et de Lausanne.

Réalisations

– Grenoble, 17 & 18 janvier 2019, L’art de la prédication au XVe siècle : efficacité rhétorique et figurative. Les résultats de ces travaux sont publiés dans le numéro 29 des Cahiers d’études italiennes.

– 1er décembre 2022, 19 janvier 2023 et 27 avril 2023, Mémoire(s) et figure(s) de l’événement (Italie, Espagne et France).

 

SexEO (Sexualités ecclésiastiques, Moyen Âge – époque moderne)

Pilotage : Véronique Beaulande-Barraud

Résumé

La récente mise à jour d’affaires d’abus sexuels dans l’Église catholique, et de manière générale dans les mouvances religieuses, pose avec acuité la question du rapport que les Églises entretiennent avec la sexualité et les pratiques sexuelles tout au long de leur histoire[1]. Le projet SexEO, centré sur les pratiques sexuelles des membres des clergés, vise à ancrer ces questionnements dans une réflexion historique articulant normes et pratiques, principes et réalités, gouvernement d’une communauté et contrôle des individus qui la composent. Il veut quitter la focale de la seule lutte contre le « nicolaïsme » pour aborder la question des pratiques et des représentations sexuelles des clergés, en s’interrogeant sur leur spécificité au regard de la norme chrétienne, sur le long terme et au-delà des limites confessionnelles (de l’Antiquité tardive à la fin du XVIIIe siècle). La place des questions sexuelles dans la définition de l’Église comme communauté séparée et prééminente, dans l’Église latine, est ainsi un des enjeux du programme. Le cadre géographique envisagé est l’Europe de l’Ouest, avec un focus sur les espaces français et italiens actuels, mais des comparaisons avec les Églises orientales seront nécessaires. L’intérêt de ce projet réside dans la volonté de penser l’histoire des pratiques, des rôles et des modèles sexuels dans le clergé par-delà l’appropriation progressive d’une « norme », d’un « idéal » – ou de l’opposition à cet idéal dans la sphère protestante – et de les penser comme des pratiques sociales et culturelles, révélatrices des rapports entre clercs et laïcs, et hommes et femmes au sein des Églises.

Il cherche à articuler, plus qu’à opposer, le traitement théorique et savant du rapport entre genre, sexualité et appartenance au clergé, et ce qu’on peut savoir des réalités vécues et pensées par les intéressé-es. Il entend renouveler l’approche historique de certaines sources, par exemple les statuts synodaux : s’il est connu que le synode est un temps essentiel de formation du clergé depuis le XIIIe siècle, les spécificités des mesures prises dans le registre sexuel ne sont pas abordées, alors même qu’elles courent jusqu’au XVIIIe siècle et connaissent des redites mais aussi des inflexions. De même, les mécanismes juridiques par lesquelles les autorités entendent contraindre les clercs à respecter les normes en matière de sexualité seront examinés, comme l’excommunication qui a suscité des travaux récents, mais plus encore les monitions et la suspense, moins étudiées jusqu’ici. La question de la « déviance » sexuelle par les réguliers – y compris les moniales – est également un chantier ouvert.

Le projet se fonde sur des dépouillements mettant l’accent sur la variété des sources et la difficulté à croiser leurs apports : il suppose en conséquence une solide approche critique, nourrie des renouvellements de l’histoire des pratiques de l’écrit, et notamment de l’écrit judiciaire, et des constructions normatives, remettant en cause notamment une partition entre une « élite » et un « peuple » (ici le bas clergé, mais aussi les fidèles « tolérant » les pratiques des prêtres de paroisse), la première travaillant à la réduction des « abus » du second. En élargissant un questionnement classique de l’historiographie de l’Église catholique aux Églises protestantes, le projet SexEO vise également à dépasser l’argumentaire paulinien du mariage comme remède à la concupiscence et à interroger l’ensemble des pratiques sexuelles des clergés (séculiers comme réguliers, haut comme bas clergé, pasteurs, moniales…) et la manière dont elles sont décrites, définies, condamnées (ou non) par l’institution et par le corps social dans lequel les Église s’inscrivent.

Le projet articule la préparation d’un thesaurus de sources éditées en ligne, pour laquelle un workshop est programmé à l’automne 2022, et un colloque international au printemps 2024.

Réalisations :

Journée d’étude : Faire l’histoire des sexualités ecclésiastiques, Moyen Âge – époque moderne

[1] La sociologie religieuse s’empare de ces questions pour la période actuelle ; voir notamment la thèse de Josselin Tricou, Des soutanes et des hommes. Subjectivation genrée et politiques de la masculinités au sein du clergé catholique français depuis les années 1980, ss. dir. E. Fassin, Paris VIII, 2019, publiée sous le titre Des soutanes et des hommes, PUF, 2021.

 

Voyages, savoirs et diplomatie

Pilotage : Gilles Montègre, Université Grenoble Alpes, LUHCIE

Résumé

Ce programme vise à établir comment les voyages dans l’espace italo-européen ont favorisé des transferts entre différents types de savoirs, en particulier entre savoirs naturalistes et savoirs antiquaires, qui relevaient à l’époque moderne d’une même matrice épistémologique. L’enquête trouve un débouché éditorial dans la publication en plusieurs volumes chez Classiques Garnier des Éphémérides du naturaliste Latapie, journal de voyage en Italie accompli entre 1774 et 1777, d’une grande richesse, entièrement inédit, et dont les manuscrits ont été retrouvés dans des archives familiales. Plus largement, ce programme entend promouvoir une anthropologie du voyage savant entre Renaissance et Lumières, en prenant en considération les médiations diplomatiques qui l’ont rendu possible.

Collaborations

Laboratoire international associé Mediterrapolis (Aix Marseille Université, École française de Rome, Sapienza université et Université Roma Tre), à travers la participation de membres du LUHCIE au colloque organisé à Rome en janvier 2021 Circulations méditerranéennes : livres et diplomates (XVe-XVIIIe s), Université Paul-Valéry Montpellier 3 (IRCL), Sorbonne Université (CELLF), »GIS Sociabilités (Université de Bretagne Occidentale).

Réalisations

Deux journées d’études organisées à l’UGA par Gilles Bertrand sur le thème Écrire la science en voyage (11 avril et 14 décembre 2018). Voir le carnet de recherche qui en est la résultante sur le site du LUHCIE.

Le premier volume de l’édition critique et commentée des Éphémérides de Latapie est paru en 2017 chez Classiques Garnier sous le titre Éphémérides romaines et a obtenu deux prix : l’un de l’Académie des sciences et belles-lettres de Bordeaux, l’autre de celle de Marseille. Les contrats signés avec la maison d’édition Classiques Garnier prévoient la parution de plusieurs autres volumes au cours de la période 2020-2024 : celle des Éphémérides napolitaines, des Éphémérides siciliennes, des Éphémérides vénitiennes, et enfin des Éphémérides méridionales, consacrée à la traversée par Latapie des provinces du sud de la France.

Le colloque organisé en novembre 2019 à l’Université Complutense de Madrid (voir axe 1, programme ADMINETR) constitue un premier jalon d’une enquête collective sur les diplomates qui se sont intéressés aux sciences naturelles et les savants naturalistes qui ont joué le rôle d’agents diplomatiques. L’enquête est appelée à se poursuivre grâce à un colloque international sur les diplomaties savantes, L’Europe de Beaumarchais (20 et 21 janvier 2023, Paris), colloque international organisé par Linda Gil (Université Paul Valéry Montpellier 3 – IRCL), Gilles Montègre (Université Grenoble Alpes – LUHCIE) et Virginie Yvernault (Sorbonne Université – CELLF)

 

Le problème de la réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs

Pilotage : Maria Paola Castiglioni (LUHCIE, UGA) ; Marie-Laurence Desclos (IPhiG, UGA); Elisabetta Berardi (Università degli Studi di Torino); Paola Dolcetti (Università degli Studi di Torino)

Résumé

Le projet « Le problème de la réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs » part du constat que, loin des barrières disciplinaires qui ne se mirent en place que plus tard, la période archaïque voit émerger de nouveaux discours de savoir que l’on a dès longtemps tenté d’enrôler sous des bannières distinctes. Le programme, qui se revendique comme transdisciplinaire, vise par conséquent à définir la nature du savoir dont les poètes archaïques, les dramaturges et les autres sophoi étaient les vecteurs et à montrer l’intérêt que ce ou ces savoirs ont pu susciter, les dangers qu’ils ont pu représenter – notamment en termes de concurrence –, les réappropriations et/ou les distorsions dont ils ont été l’objet.

Le programme s’interrogera sur la nature de ces savoirs,  sur les liens entre les savoirs dont les poètes ont été porteurs et sur les emprunts faits par d’autres sophoi à ces savoirs.

Nous essayons ainsi de repenser les instruments conceptuels que nous utilisons, de prendre en considération la dimension pragmatique des différents énoncés, d’identifier le rapport que ces « professionnels de la langue » entretenaient au discours, tout en prenant des précautions méthodologiques : 1) ne pas considérer la « poésie » comme un réservoir dans lequel la « philosophie », viendrait puiser pour en rationaliser le contenu ; 2) ne pas présumer une distinction essentielle entre les sophoi et les poiétai, les uns et les autres étant au même titre et de manière aussi importante constitutifs de la « sagesse grecque » ; 3) ne pas s’arrêter à la différence « empirique » du type d’énonciation (métrique ou prosaïque) et prendre en considération le contexte d’énonciation ; 4) refuser une  approche téléologique et continuiste qui tiendrait, par exemple, que l’apeiron d’Anaximandre se trouverait déjà « en germe » chez Hésiode, sous la forme « imagée » du Tartare ou du Chaos ; 5) ne pas chercher du pré- ou de l’infra-philosophique dans ces discours autres même si, ultérieurement, ils ont été investis par ceux qui seront devenus des philosophes s’auto-définissant comme tels à la façon d’un Platon ou d’un Aristote.

Le programme s’articule autour de cinq thématiques :

  • « La poésie archaïque comme discours de savoir » ;
  • « La poésie dramatique comme discours de savoir »;
  • « Platon citateur : un exemple de réappropriation par la philosophie des discours de savoir antérieurs » ;
  • « Aristotele ‘citatore’ : un esempio di riappropriazione da parte della filosofia di discorsi di sapere anteriori »;
  • « Les philosophies hellénistiques au risque des discours poiético-savants ».

La création de la nouvelle collection Sophia. Studi interdisciplinari sul mondo antico (https://www.ediorso.it/sophia-studi-interdisciplinari-sul-mondo-antico.html), chez l’éditeur italien Dell’Orso, dirigée par les quatre porteuses du programme, permettra de prolonger le dialogue interdisciplinaire et international déjà bien entamé dans le cadre du Parsa,  et la mise en place d’une série de séminaires périodiques, centrés surtout sur l’époque archaïque.

Collaborations

Ce programme est par les universités de Grenoble-Alpes et de Turin et s’insère dans le cadre du PARSA (Pôle Alpin de Recherches sur les Sociétés Anciennes), réseau international fondé en 1992 qui regroupe des membres d’universités suisses (Genève, Lausanne, Neuchâtel), italiennes (Milan, Padoue, Pavie, Rome, Trieste, Turin), françaises (Grenoble, Toulouse) et espagnole (Barcelone), et qui est signataire (depuis 1996) d’un accord de partenariat avec quatre universités brésiliennes (Rio de Janeiro [UFRJ], São Paulo [USP, UNICAMP], Belo Horizonte [UFMG]).

Réalisations

 

 

BRANDES-EN-OISANS, un village de mineurs en Dauphiné (XIe-XVe siècle)

Pilotage : Anne Lemonde (LUHCIE, UGA), Marie Christine Bailly-Maître (CNRS, LA3M-UMR 7298-Aix-en-Provence)

Résumé 

Un chantier archéologique de longue durée – contexte

Depuis 1977, le site de Brandes-en-Oisans a fait l’objet de nombreuses campagnes de fouilles et donné lieu à plusieurs publications scientifiques, dirigées par Marie-Christine Bailly-Maître, archéologue directrice de recherche du LA 3M d’Aix-en-Provence. Voir en dernier lieu, F. Peloux, M.-C. Bailly-Maître et H. Viallet, L’histoire si curieuse des mines de Brandes, Grenoble, 2015 et M.-C. Bailly-Maître (dir.), L’entreprise minière de Brandes. XIe-XIVe siècles, Huez-Oisans (Isère), DARA, 47, ALPARA-Maison de l’Orient, Lyon, 2019. Le chantier n’est cependant pas terminé et les campagnes de fouilles se poursuivent et se poursuivront encore pendant quelques années.

En 2020-2021, la DRAC et le département de l’Isère financent une nouvelle campagne qui a abouti à la datation d’un mobilier exceptionnel (vêtements, bijoux, jeux…) ainsi que d’ossements humains (Code de l’opération : 2213381 // Numéro du site 38 191 547 AH).

Le renforcement de la collaboration avec les historiens d’archives

La nécessité d’une collaboration plus étroite avec les historiens d’archives s’est fait ressentir depuis quelques années. Ce fut d’abord un jeune historien, Fernand Peloux, qui procéda à un premier inventaire de la documentation disponible (voir la publication supra). Aujourd’hui, le projet est de renforcer encore cette collaboration avec Anne Lemonde, historienne, spécialiste du Dauphiné médiéval.  Par ses questionnements et ses objets, il s’intègre dans l’axe 4 du LUHCIE. Les dépouillements réalisés sont importants : ils portent sur des enquêtes volumineuses des années 1250/70 et 1315/30, des comptabilités (1e moitié du XIVe siècle) ainsi que des enquêtes fiscales du XVe siècle. Toutes ces archives sont conservées aux Archives départementales de l’Isère. On y adjoindra quelques « regestes-cadastres » conservés dans les archives municipales uissanes. Ce travail de dépouillement doit être poursuivi (environ 6 mois de travail) et les résultats seront mis en regard de ceux auxquels aboutiront les analyses du matériel archéologique découvert récemment et conservé actuellement au musée de l’Alpe d’Huez. Ainsi les conditions de vie de cette communauté de mineurs, son état sanitaire, son statut social, son intégration politique pourront-ils être envisagés de manière exhaustive. La démarche se veut résolument collective et interdisciplinaire, visant une réflexion commune entre archéologues et historiens, experts reconnus du terrain concerné. La synthèse de ce travail donnera lieu à une publication substantielle en 2022.

Collaborations : UMR 7298-CNRS LA 3M ; DRAC Rhône-Alpes (Service régional de l’archéologie) ; Conseil départemental de l’Isère (Service du patrimoine culturel).

 

Séminaire Res-Publica /République

Pilotage et/ou co-pilotage du programme : Clément Chillet, Marie-Claire Ferriès, Ilaria Taddei

Collaborations : MSHAlpes, axe langages et politiques Langages&Politiques_Logo

Descriptif 

Ce programme se donne pour objet l’étude de la Res publica et du bien commun dans le vocabulaire (emploi et remplois), les structures de pensée, les institutions, les processus de prise de décision, les modalités d’organisation de la communauté, son évolution politique dans les « républiques » de l’Antiquité et du Moyen-Âge. Le champ chronologique et géographique s’étend pour l’heure de la naissance de la république romaine à la fin du Moyen-Âge mais, dans une seconde phase, elle a vocation à aller jusqu’à la période contemporaine. Par le biais de l’historiographie, c’est aussi l’histoire de certaines actualisations de l’idée et de la pratique républicaine qui sera étudiée. Cette démarche s’ancre dans les champs de recherche de plusieurs collègues (C. Chillet, M. Ferries et I. Taddei) et il présente plusieurs points de convergence avec le programme (notamment Langages &politiques et des travaux déjà réalisés ou en cours.

Ce séminaire pluri-annuel s’organise autour de quatre séances annuelles aux thématiques fixes.

Les mots de la Républiqueportant sur les thèmes de lexique politique de la Res Publica et des Républiques

‘Historiographie et actualité de la recherche’, portant sur l’analyse détaillée d’une publication récente et de ses résonnances historiographiques

‘La République en acte’ portant sur une étude de cas

‘Histoire-et-politique’ portant sur l’engagement intellectuel et l’engagement politique. Les études républicaines et les Républiques contemporaines

Réalisations :

6/5/2021 : Du forum romain au foro italico : usages d’un espace, usages d’un mot dans la vie politique en Italie de l’Antiquité au XXe siècle

23/11/21 : Rem publicam constituere: le paradoxe d’une chose publique à (re)fonder ?

20-21 janvier 2022 : La politique est dans la place ! L’usage politique des places publiques

18 janvier 2023 : Les places publiques dans les Républiques italiennes

 

MILIFEM: Réseaux et formes du militantisme féminin en Italie (1820-1922)

Pilotage: Laura Fournier-Finocchiaro (UGA, LUHCIE) ; Silvia Cavicchioli (Université de Turin) ; Mirtide Gavelli (Museo civico del Risorgimento di Bologna) ; Liviana Gazzetta (Istituto del Risorgimento Italiano ISRI -Comitato di Padova) ; Barbara Meazzi (Université Côte d’Azur) ; Elena Musiani (Université de Bologne).

Résumé : le projet émergent MILIFEM entend explorer les différentes activités militantes par lesquelles les femmes ont participé à la vie politique du début du 19e siècle à la «première vague féministe» (1865-1920), dans cette période de transformation de la péninsule italienne et de naissance d’un nouvel Etat national, qualifiée aujourd’hui de « long Risorgimento ». Il entend réfléchir au thème du militantisme féminin pendant cette période non seulement en termes de genre, mais aussi de choix, c’est-à-dire à la participation au sens large, à la fois aux batailles et sur les barricades, aux luttes armées, mais aussi aux idées et aux débats politiques qui ont accompagné la naissance de l’Italie contemporaine. L’intention est de privilégier l’analyse des réseaux, en suivant non seulement des itinéraires individuels, mais aussi des exemples de militantisme collectif, qui émergent à travers l’analyse des espaces et des formes de relations dans la sphère publique : la presse, les lieux de sociabilité (salons, théâtres…) et les associations, ainsi qu’à travers les représentations iconographiques de combattantes et militantes qui sont parvenues jusqu’à nous.

Le militantisme féminin en Italie sera par ailleurs envisagé dans une perspective transnationale, afin d’entamer une réflexion sur les liens qui unissent les féministes au-delà des questions nationales. En particulier, il s’agira de défricher les itinéraires intellectuels, les lieux et les occasions qui ont contribué au développement de certaines formes d’engagement civil et politique à tous les niveaux : local, national et international.

L’enquête reposera sur l’inventaire et l’analyse de la documentation écrite (publications, presse, correspondances, archives privées des protagonistes et des associations), d’objets et de représentations iconographiques portant la trace des activités politiques féminines (conservées dans les musées du Risorgimento en Italie, dans les archives et bibliothèques en Italie et en France). Des missions seront organisées afin de repérer et mettre au jour des documents inédits, qui seront ensuite mis à disposition des chercheurs dans une base de données et qui pourront faire l’objet d’expositions physiques et virtuelles.

Le projet réunit une équipe franco-italienne pluridisciplinaire, composée de spécialistes d’histoire, de littérature, de muséologie, d’archivistes, travaillant sur l’Italie contemporaine avec une approche de genre.

Le calendrier des séminaires et des manifestations scientifiques vise à construire une typologie des formes d’engagement féminin.

Réalisations

Séminaire inaugural du projet : Choisir la révolution. Idées et réseaux des combattantes pour le Risorgimento/ Scegliere la rivoluzione. Idee e reti delle combattenti per il Risorgimento, première rencontre en ligne le 22 septembre 2021. Disponible en replay sur la chaîne YouTube History and Memory of Bologna: Scegliere la rivoluzione. Idee e reti delle combattenti per il Risorgimento

Séminaires 2022, Réseaux et forme du militantisme féminin en Italie (1820-1922), série de rencontres en ligne le mercredi de 18h à 19h30 (en direct et en replay sur la chaîne YouTube du Musée du Risorgimento de Bologne). Dates des sessions :

2 février 2022 – Azzurra Tafuro (Université libre de Bruxelles) – Elena Sodini (Université de Vérone) : Les femmes associées : citoyenneté féminine et philanthropie patriotique

2 mars 2022 – Fiorenza Taricone (Université de Cassino) – Barbara Meazzi (Université Côte d’Azur) : Les conférencières : la parole féminine dans l’espace public

6 avril 2022 – Beatrice Pisa (Université de Rome “La Sapienza”) – Liviana Gazzetta (ISRI Padova) : Femmes civiques : propositions de service féminin national

4 mai 2022 – Carlotta Sorba (Università di Padova) – Livia Cavaglieri (Università di Genova) : Les actrices et les spectatrices : le théâtre comme espace politique

5 octobre 2022 – Aura Popa (Justus Liebig Universitat Giessen)  –  Isabella Pera (chercheuse indépendante) : Les croyantes : militantisme religieux et professionnel (1860-1915)

27-28 juin 2022, Colloque international, Des femmes militantes. Attivismo femminile (Italie 1820-1922), Université de Grenoble

Le projet dispose d’un espace dédié, Projet MILIFEM, dans le carnet de recherche en ligne de la Société d’études françaises du Risorgimento italien (https://sefri.hypotheses.org/) sur Openedition.org