La première section de l’ouvrage analyse les visions de la fin des temps d’origine biblique chez Montale (Tirrito, Tibaldo), Satta, Testori (Policardo) et Pasolini. La deuxième section explore les romans consacrés à la guerre mondiale, aux camps d’extermination nazis et à l’autodestruction nucléaire : le roman apocalyptique des années 1970 (Pischedda), la mémoire de la catastrophe chez Morante (Lebel), la menace atomique chez Sciascia, Moravia, Cassola et de Rossignoli (Risso, Suverato), les dystopies complotistes d’Aldani et Curtoni (Malvestio), ainsi que la solitude du survivant et son rapport à Autrui chez Morselli et Tournier (Nocent). La troisième section s’ouvre sur le postmoderne : les relations entre humains et machines dans la science-fiction italienne des années 1960 (Comberiati), la satire cosmique de Terra! de Stefano Benni (Magni), les uchronies dystopiques d’Avoledo (Ippoliti), la « smarginatura » comme expérience de la « fin du monde » chez Ferrante (Rossini), et la « dystopie utopie sauvage » de Laura Pugno (Roncato).
Le volume suggère qu’aujourd’hui, entre crise écologique, intelligence artificielle et mutations de l’humain, le récit apocalyptique est devenu un outil puissant pour interpréter le présent et imaginer l’avenir.
Année : 2026
Editions : UGA Edition
