La question d’histoire grecque, au programme de l’agrégation, invite à considérer l’histoire des individus qui travaillent, de manière très concrète. Pour accomplir ce dessein, dans la veine des subaltern studies développées en sciences sociales, il est nécessaire de porter un regard véritablement transdisciplinaire et de prendre en considération des catégories de sources plus vastes, plus originales et peut-être moins familières pour l’historien. Sans exclure les sources dites « littéraires », cette journée d’étude permettra de mettre en lumière des travaux fondés sur une documentation originale, variée qui permet justement de saisir la « réalité » des individus au travail dans des dimensions inédites : la découverte de réseaux socio-professionnels à partir des lettres gravées sur plomb et sur tesson, l’organisation du travail et de la production, à travers l’exemple de l’atelier monétaire, la condition et le statut des travailleurs non libres saisis par les sources archéologiques et épigraphiques ou encore l’anthropologie et l’archéologie funéraire au service de l’histoire sociale des travailleurs.
9h30 Accueil
10h Madalina Dana, Université Lyon III, laboratoire HiSoMA
« Réseaux commerciaux et acteurs du travail à travers la correspondance privée sur plomb des époques archaïque et classique »
11h Fabrice Delrieux, Université Savoie Mont Blanc, laboratoire LLSETI
« Frapper monnaie dans les cités grecques de l’Antiquité classique : un travail à la chaîne de haute précision »
12h15-14h Pause déjeuner
14h Olivier Mariaud, Université de Grenoble Alpes, laboratoire LUHCIE
« Le travail en Grèce archaïque et classique : l’apport de la documentation funéraire »
15h Richard Bouchon, Université Lyon II, laboratoire HiSoMA
« Esclaves au travail : sources et représentations
16h Conclusions
